Le décret n° 2026-356 du 8 mai 2026 institue une aide exceptionnelle en faveur des petites entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), utilisant du gazole non routier (GNR).
Cette aide vise à compenser, partiellement, la hausse du coût du GNR supportée sur une période circonscrite, du 1er au 31 mai 2026, dans un contexte de tension sur les charges d’exploitation des entreprises de travaux.
Le dispositif s’inscrit dans le cadre du régime européen des aides de minimis, tel qu’issu du règlement (UE) 2023/2831 du 13 décembre 2023.
L’aide est réservée aux personnes physiques ou morales de droit privé, résidentes fiscales françaises, exerçant une activité économique dans le secteur du BTP.
Pour bénéficier de l’aide, l’entreprise doit, ainsi, remplir l’ensemble des conditions cumulatives suivantes, appréciées à la date du 31 mars 2026 :
L’aide prend la forme d’une subvention, attribuée par la DGFiP et fixée à 20 centimes d’euro par litre de GNR, facturé entre le 1er et le 31 mai 2026 inclus.
Le montant total est plafonné à 4 000 € par entreprise et est encadré par le régime des aides de minimis.
Pour apprécier le respect du plafond de minimis doivent, ainsi, être prises en compte toutes les aides de minimis perçues par l’« entreprise unique » (le cas échéant, au niveau du groupe) au cours des trois exercices fiscaux glissants.
A cet égard, le montant de l’aide GNR peut être réduit pour éviter tout dépassement du plafond de minimis fixé par l’article 3 du règlement 2023/2831.
La demande est effectuée exclusivement par voie dématérialisée, au moyen d’un formulaire disponible sur le site impots.gouv.fr du 8 juin au 3 juillet 2026 inclus.
Une seule demande pourra être déposée par entreprise.
La demande doit comprendre notamment :
La DGFiP pourra demander des pièces complémentaires, auxquelles l’entreprise devra répondre sous 15 jours.
Lorsque le montant total de l’aide perçue dépasse 600 €, l’entreprise sera tenue de la restituer si, pour l’exercice fiscal incluant le mois de mai 2026, l’EBE est :
Etant précisé que l’EBE est calculé après déduction du montant de l’aide perçue.
Pour permettre à l’administration de vérifier ces conditions, l’entreprise doit transmettre à la DGFiP, au plus tard le 30 octobre 2027, les justificatifs nécessaires.
En cas de non-transmission dans le délai, ou si les conditions ne sont pas respectées, la DGFiP procède au recouvrement des sommes perçues.
Les bénéficiaires devront conserver pendant cinq ans l’ensemble des pièces justificatives permettant de démontrer leur éligibilité et de justifier le montant de l’aide obtenue.
Pendant cette période, la DGFiP pourra demander tout document administratif ou comptable utile à ses vérifications.
Enfin, l’aide fera l’objet d’une inscription au registre national des aides de minimis dans les vingt jours ouvrables suivant son octroi.