Retranscription du podcast "Témoignage : comment ce dirigeant prépare son entreprise à la facturation électronique ?"
Dans ce podcast Rydge Conseil, nous partageons avec vous les bonnes pratiques pour être à l'aise avec la facturation électronique. À partir du 1er septembre 2026, elle devient progressivement obligatoire pour toutes les entreprises. Ce changement majeur se prépare dès maintenant. Dans cette série, nous vous donnons les clés pour bien comprendre la réforme et faire les bons choix pour passer à la facturation électronique. Soyez les bienvenus, ce podcast est fait pour vous.
Dans ce sixième épisode, nous avons choisi de vous faire entendre un témoignage, celui d'un chef d'entreprise. Il va nous dire très concrètement, et en toute franchise, comment il prépare le passage à la facturation électronique. Pour cela, direction Marseille : nous sommes avec Alex Bongiorno, directeur des opérations de l'entreprise Eurotrade Seafood. Bonjour.
Bonjour à tous, merci beaucoup pour votre invitation, je suis ravi d'être avec vous aujourd'hui.
Votre société est spécialisée depuis plus de quarante ans dans l'import-export de produits de la mer latino-américains congelés — crevettes, moules, poissons blancs. Votre équipe est composée d'une quinzaine de personnes. Dans quel contexte s'effectue pour vous le passage à la facturation électronique ?
Alors, on est en train de réaliser un audit interne avec l'aide de Rydge, qui vient dans nos locaux justement pour pouvoir faire un diagnostic — un diagnostic de nos équipes, un diagnostic de nos outils, un diagnostic de nos process. Et on en profite donc pour se mettre à jour et pouvoir intégrer la facturation électronique au plus vite dans notre activité, pour pouvoir petit à petit nous familiariser avec elle et pouvoir l'utiliser au quotidien lorsqu'elle sera obligatoire.
C'est une démarche globale dans votre entreprise, ce n'est pas uniquement un focus sur la facturation en elle-même ?
On a un objectif, effectivement, c'est de digitaliser l'entreprise à 100 %. Je m'explique : on souhaiterait pouvoir homogénéiser toute l'information entre nos services — service commercial, service logistique, service compta-finance et service qualité. Donc, effectivement, on a entrepris de développer un ERP, c'est un logiciel interne, tout simplement, qui nous permet de travailler au quotidien. Donc on développe un logiciel fait sur mesure dans notre entreprise, pour pouvoir fluidifier nos opérations, gagner en compétence et devenir plus pertinents commercialement.
Et ce logiciel doit être compatible avec la facturation électronique ?
Exactement. Ce logiciel doit couvrir tout le début de notre travail, c'est-à-dire la négociation commerciale, jusqu'à finir par la facturation. Il faut que cette facturation électronique soit en adéquation avec nos outils, donc il faut tout simplement qu'elle s'adapte à notre ERP.
D'un point de vue pratique, quelles étapes avez-vous déjà franchies pour la mise en place de la facturation électronique ?
Alors, aujourd'hui, on est au début de la facturation électronique, c'est-à-dire qu'on a fait une cartographie de nos processus, une cartographie de notre activité en temps réel, ce qui nous permet maintenant d'être à l'aise dans le choix de la plateforme pour la facturation électronique. Nous sommes en train de consulter différentes plateformes pour pouvoir comprendre quelle est celle qui s'adaptera le mieux à nos outils et à notre façon de travailler au quotidien.
Pourquoi avoir choisi d'entamer la réflexion et la transformation bien en amont, bien avant la première date butoir du 1er septembre 2026 ?
Alors, on a décidé de prendre un peu d'avance sur ce sujet de la facturation électronique. Déjà, parce que ça tombait très bien avec l'audit interne qu'on avait prévu avec Rydge Conseil, mais aussi parce que nous pensons qu'il faut prendre le temps d'étudier, d'avancer sur ces sujets-là. Prendre le temps, ça nous permet du coup de considérer la facturation électronique comme une opportunité. Dans notre entreprise, on a des attentes envers la facturation électronique, dans le sens où elle représentera une traçabilité de bout en bout. On espère aussi avoir une amélioration opérationnelle, grâce à la configuration qu'on aura mise en place en amont, et donc à l'automatisation qu'elle va nous apporter. On est dans un secteur qui est très exigeant, où les volumes sont importants, nos clients industriels sont très exigeants, et la facturation électronique doit être prise comme un levier de performance et de sécurité.
Alex Bongiorno, comment ce chantier de la facturation électronique obligatoire est-il perçu en interne ? Relevez-vous des appréhensions ?
Disons que, comme pour de nombreux sujets techniques, la facturation électronique est souvent mal comprise. Il y a une appréhension envers des sujets aussi techniques dans les équipes. Donc on a la chance de pouvoir compter sur Rydge Conseil, et en particulier sur Aurélien et Amélie, qui nous accompagnent au quotidien et, avec une approche très pédagogique, nous permettent de poser les bonnes questions et d'apporter les solutions en face.
Qui est mobilisé en interne pour ce chantier ?
Toutes les équipes sont mobilisées en interne pour ce chantier, mais particulièrement la direction et le service compta-finance.
J'entends que c'est important pour vous que tout le monde soit partie prenante ?
Nous sommes une entreprise familiale, avec une culture familiale importante dans laquelle l'humain a une place très importante, et donc il est évident que toutes les équipes soient concernées.
Les personnes qui vont directement être concernées par cette facturation électronique vont-elles être formées ?
Elles seront formées, bien sûr. Il est très important qu'il y ait une prise en main du savoir-faire de la facturation électronique. Notre activité est un peu particulière : on a 70 % de notre activité qui est à l'export, ce qui veut dire qu'on va avoir une gestion particulière entre e-invoicing et e-reporting. Et donc on va devoir, bien évidemment, former comme il se doit les équipes pour pouvoir utiliser au mieux la facturation électronique.
Vous l'évoquiez, votre modèle économique est fortement tourné vers l'international. Quelle conséquence cela a-t-il sur votre passage à la facturation électronique ?
Ça a une conséquence majeure, c'est qu'on va devoir jongler entre obligations locales et exigences internationales. C'est-à-dire que 70 % de nos clients ne sont pas concernés par la facturation électronique française, et donc ça va nous obliger à gérer cette dualité.
Il faut une plateforme robuste, qui soit à jour pour la facturation électronique en France, et en même temps capable d'intégrer des factures de clients ou de prestataires étrangers ?
Exactement, il va falloir une plateforme robuste, que j'anticipe souple, nous permettant de jongler entre ces deux facteurs.
Au-delà des contraintes légales et de cette échéance du 1er septembre 2026 à respecter, quels bénéfices ou opportunités attendez-vous de la facturation électronique dans votre entreprise ?
Moi, je vois principalement deux bénéfices : l'efficacité opérationnelle — une bonne configuration en amont va nous permettre une automatisation importante de nos processus — et aussi la transparence de bout en bout que va nous apporter la facturation électronique dans le circuit.
Qu'entendez-vous par là ?
C'est-à-dire que tous les acteurs de la chaîne vont devoir être configurés pour pouvoir avoir une communication automatique et créer cette facturation électronique.
Cela va faciliter, plus largement, peut-être, le pilotage de votre entreprise ?
Ça va nous permettre, effectivement, d'être beaucoup plus organisés pour pouvoir sortir des données permettant de piloter notre entreprise. On aura une photographie en temps réel, et donc on va pouvoir interpréter les données qui en ressortiront.
Pour mener à bien ce projet du passage à la facturation électronique, vous avez fait le choix, vous l'évoquiez, de vous faire accompagner par un cabinet, votre cabinet comptable habituel. Quels avantages y voyez-vous ?
Nous n'avions pas les compétences en interne pour pouvoir mettre en place la facturation électronique. Nous avons donc fait appel à des personnes plus compétentes que nous sur ce sujet-là, et nous sommes très satisfaits de l'accompagnement que l'on reçoit actuellement. Dans un premier temps, on a, comme je l'expliquais auparavant, un audit complet interne. Dans un second temps, en fonction des résultats de cet audit, nous choisirons la plateforme pour la facturation électronique. Et dans un troisième temps, on aura l'accompagnement d'Aurélien et d'Amélie pour nous aider à la bonne utilisation de la facturation électronique au quotidien dans notre activité.
Ce cabinet vous prend la main, vous guide pas à pas ?
Effectivement, ils sont très pédagogiques. Ils nous permettent de comprendre des choses complexes qui sont extérieures à notre activité principale. Tout seuls, ça n'aurait pas été possible, tout simplement parce qu'on n'a pas les compétences en interne pour réaliser ce processus.
De nombreuses entreprises n'ont pas encore lancé leur chantier, ni même engagé leur réflexion sur le passage à la facturation électronique. Qu'avez-vous envie de leur dire ?
Le premier conseil serait de ne jamais rester seul, de s'appuyer sur des structures compétentes, justement, pour pouvoir mettre en place la facturation électronique au sein de leur activité, au sein de leur entreprise. Et puis surtout, je leur dirais de ne pas attendre le dernier moment, car c'est un sujet assez complexe. Je leur conseille de prendre de l'avance.
Merci Alex Bongiorno de nous avoir partagé votre témoignage sur la mise en place de la facturation électronique dans votre entreprise. Vous êtes, je le rappelle, directeur opérationnel de la société Eurotrade Seafood, installée à Marseille.
Merci à vous pour votre invitation, ce fut un plaisir.
C'était le sixième volet de notre série de podcasts Rydge Conseil consacrée à la facturation électronique obligatoire à partir du 1er septembre 2026. N'hésitez pas à écouter les épisodes précédents pour retrouver des clés et des informations pratiques pour mettre en place cette réforme sereinement dans votre entreprise : le calendrier, le choix de votre plateforme de dématérialisation et l'accompagnement par un cabinet spécialisé. Merci à tous pour votre écoute. À bientôt.